LE DISCOURS DE BIENVENUE DU PRESEIDENT DE LA CNDH LE 30 Janvier 2008, A L'OCCASION DE L'ATELIER DE FORMATION SUR LA PROTECTION DES PERSONNES DEPLACEES,

 

- Madame la Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion de la Femme, de la Protection de l’Enfant et des Personnes Agées,
- Monsieur le Représentant de la Ministre des Droits de l’Homme et de la Consolidation de la Démocratie,
- Monsieur le Haut Commissaire aux Rapatriés et à l’Action Humanitaire,
- Excellence Madame l’Ambassadrice, Représentant le Brookings Institution,
- Mesdames et Messieurs les Commissaires et membres du personnel de la CNDH,
- Distingués Invités,
- Mesdames et Messieurs,

Qu’il me soit permis de prendre la parole au nom de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et en mon nom personnel, pour souhaiter à nos illustres invités et hôtes la cordiale et chaleureuse bienvenue à cet atelier de formation sur la protection des personnes déplacées internes.

Votre présence à cette cérémonie d’ouverture témoigne de l’intérêt que vous portez non seulement aux activités de notre Institution mais aussi aux questions touchant les déplacés internes.

Mesdames les Ministres,
Distingués invités,

Les déplacements de populations à l’intérieur de leur propre pays, dus à un quelconque conflit ou à une catastrophe naturelle, sont aujourd’hui, objet de préoccupation constante de toute la communauté internationale. Cette préoccupation est d’autant plus légitime que souvent les déplacés internes, réfugiés dans leur propre pays, subissent des épreuves à la fois très dures et angoissantes mettant parfois en péril leur vie, voire leur survie. Ne sont-ils pas en effet exposés à bien des dangers que ce soit au cours du processus de leurs déplacements, de leur séjour hors de chez eux, pendant leur retour au bercail ou encore au cour de leur réinstallation ou réintégration ? Ne sont-ils pas confrontés aux problèmes d’alimentation, de logement, de santé, d’éducation, de viols, d’actes de violences ou de traumatismes moraux ?

La situation des déplacés internes mérite donc une attention particulière lorsqu’on sait que le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) estime entre 20 et 25 millions le nombre de déplacés internes dans le monde. L’Afrique à elle seule compte au moins la moitié de ce nombre dont 70 % sont des femmes et des enfants.

Au Togo, au lendemain des élections présidentielles d’avril 2005, le HCR a dénombré dans le mois de septembre plus de 2 000 personnes déplacées internes.
En 2007, à la suite des pluies diluviennes qui se sont abattues sur le pays, il est évalué à quelque 150 000, le nombre des sinistrés.

Mesdames les Ministres,
Distingués invités,

C’est la raison pour la quelle cette question des déplacés internes a été l’un des principaux thèmes de la 6ème conférence des Institutions Nationales Africaines des Droits de l’Homme, tenue récemment à Kigali (Rwanda) du 08 au 10 octobre 2007, conférence au terme de laquelle ces Institutions ont pu mesurer l’ampleur du phénomène et convenu d’inclure les problèmes relatifs aux déplacés internes dans leurs plans d’action et de s’impliquer dans la recherche de solutions durables aux besoins de ces groupes.

Au regard de cette décision et en tenant compte du phénomène de déplacements internes des populations que notre pays a connu depuis le déclenchement du processus démocratique dans les années 1990 jusqu’aux récentes catastrophes naturelles, la CNDH a décidé d’entrer en partenariat avec Brookings Institution, un organisme public de recherche basé à Washington aux Etats-Unis d’Amérique (USA), et l’Université de Bern en Suisse pour une formation de ses membres et de son personnel au renforcement de capacités dans ce domaine.

C’est donc le lieu pour moi de remercier bien vivement ces deux Institutions qui ont accepté non seulement d’apporter une importante contribution financière mais aussi de dépêcher leurs représentants pour assurer cette formation.

Mesdames les Ministres,
Distingués invités,

La rencontre de ce jour vise donc à outiller les membres et le personnel de la CNDH des connaissances nécessaires pour mieux appréhender la question et la situation des déplacés internes dans sa globalité. Ainsi, pendant deux jours, plusieurs thèmes seront présentés, entre autres, le profil des populations déplacées au Togo, les besoins et les risques de protection pendant le déplacement, les principes directeurs, les solutions durables.

Vu les compétences respectives des formateurs, je ne doute point de la qualité de l’enseignement à dispenser. J’invite par conséquent tous les participants à plus d’attention, de manière à ce que cette formation puisse leur permettre en retour d’élaborer des projets pour la promotion et la protection des droits des personnes déplacées internes.

Je vous remercie.