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Affaire des incendies des marchées du Togo : la CNDH suit de près les conditions de détention des personnes interpellées

Dans sa mission de protection des droits des personnes privées de liberté, la Commission Nationale des droits de l’Homme (CNDH) a initié une série de visites des centres et lieux où sont détenues les personnes interpellées dans le cadre de l’enquête consécutive aux incendies de Kara et de Lomé. C’était au lendemain de leur interpellation, courant du mois de janvier 2013.

Le Président de la Commission Nationale des droits de l’Homme (CNDH), Monsieur Alilou Sam-Dja CISSE, accompagné de ses plus proches collaborateurs, a rendu visite à l’ancien Premier Ministre Agbéyomey KODJO, Président du parti politique OBUTS, interpellé et gardé à la gendarmerie nationale de Lomé. L’intéressé a déclaré être bien traité. Selon M. KODJO, suite à quelques soucis de santé il a pu être consulté par le médecin de la gendarmerie et ensuite par son médecin traitant.


Le premier vice président du parti OBUT, Gérard ADJA a également reçu la visite de la délégation de la CNDH. Il a saisi l’occasion pour demander au Président de la CNDH de tout mettre en œuvre pour que les togolais puissent se faire confiance et bâtir ensemble la maison togolaise. Il a déclaré être bien traité
La délégation de la CNDH a enfin rencontré Mme Zuzanne Kafui NUKAFU, également interpellée dans le cadre de l’enquête sur les incendies de Kara et de Lomé. Elle a déclaré n’avoir subi aucun mauvais traitement.


Par ailleurs, dans la nuit du 05 au 06 février 2013, la CNDH a été informée de ce que certaines des personnes interpellées étaient transférées à la brigade de la gendarmerie de Cacaveli, où elles dormaient menottées. Dès qu’il a appris la nouvelle, le Président de la Commission y a dépêché une délégation aux fins de vérifier lesdites allégations. Sur place, les responsables de cette gendarmerie ont confirmé l’information reçue et justifié cette situation par le fait que les locaux n’étaient pas destinés à la garde à vue et n’offraient aucune garantie de sûreté.


Les personnes visitées, (quatre sur sept, les trois autres étant envoyées à l’hôpital pour raison de santé), ont confirmé ces allégations et déclaré n’avoir subi aucun mauvais traitement, mis à part le fait qu’elles sont menottées la nuit, une fois couchées.
C’est le lieu pour la CNDH de rappeler à l’endroit des autorités l’obligation de se conformer à leurs engagements internationaux, notamment en matière de conditions de détention des personnes privées de liberté.