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Droits de l’enfant et chefferie traditionnelle : la CNDH du Togo sensibilise les chefs traditionnels de la Préfecture de l’Ogou sur la question

La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) du Togo a organisé le vendredi, 05 août 2011 à Atakpamé, chef-lieu de la Préfecture de l’Ogou une séance de sensibilisation des chefs traditionnels sur leur rôle dans la promotion et la protection des droits de l’enfant. C’est la salle de conférence du Centre d’Accueil et de Formation de la Croix Rouge qui a servi de cadre à cette rencontre.

"Rôle de la chefferie traditionnelle dans la promotion et la protection des droits de l’enfant", c’est le thème de cette rencontre de sensibilisation qui a regroupé une trentaine de chefs traditionnels de la préfecture de l’Ogou. L’objectif est  d’impliquer ces gardiens des us et coutumes de la Région des Plateaux dans la promotion et la protection des droits de l’enfant.

En ouvrant les travaux, le Président de la CNDH, Monsieur Koffi KOUNTE s’est réjoui du choix porté sur les chefs traditionnels. Selon lui, "la CNDH a voulu tout simplement les rappeler leurs obligations et responsabilités qui sont entre autres, de veiller au respect des droits de la personne humaine dans leurs localités respectives. Car l’enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, mais aussi de sa vulnérabilité, a besoin d’une protection et de soins spécifiques". 

Ainsi, les participants ont eu droit au cours de cette rencontre, à des communications sur les différents instruments nationaux comme internationaux de promotion et de protection des droits de l’enfant, entre autres, la Convention relative aux droits de l’enfant et ses protocoles facultatifs, la Charte africaine des droits et du bien être de l’enfant, la Convention N°138 de l’OIT sur l’âge minimum de travail,  la loi N°2005-009 du 03 août 2005 relative au trafic d’enfants au Togo, la loi N°2007-017 du 06 juillet 2007 portant Code de l’enfant au Togo…

En s’appuyant sur le code de l’enfant, les chefs traditionnels doivent s’assurer que les enfants jouissent pleinement de leurs droits et ne sont pas victimes de maltraitance, de traite, d’esclavage, de viol, de mariage forcé, de prostitution… 

Ils ont aussi le devoir de veiller à la liberté d’opinion et d’expression de l’enfant ainsi qu’au libre déploiement des initiatives individuelles de celui-ci. Raison pour laquelle un accent particulier a été mis sur cet instrument national de protection des droits des enfants pour une meilleure appropriation.

Ainsi, après avoir défini le concept "enfant" selon le code, l’orateur a dégagé les principes généraux qui y sont contenus, notamment, la jouissance par tout enfant de tous les droits et libertés qui y sont contenus ; l’interdiction de toute forme de discrimination à l’égard des enfants ; l’indivisibilité, l’indissociabilité et l’interdépendance des droits définis dans le code ; le droit inaliénable de l’enfant à la vie et la prise en compte de l’intérêt supérieur de l’enfant dans toute décision le concernant.

Il a ensuite fait la présentation du code de l’enfant selon sa structuration en sept (07) points à savoir : les droits et libertés de l’enfant, les droits de l’enfant à une protection spéciale, les devoirs de l’enfant, les obligations de l’Etat, la protection et la promotion des droits de l’enfant par les institutions privées, le Comité National des Droits de l’Enfant et les dispositions finales.

Quand on sait que la Région des Plateaux connait de temps à autre des cas de trafic d’enfants vers d’autres pays de la sous région,  la CNDH n’a pas manqué de présenter aux participants la loi du 03 août 2005 relative au trafic d’enfants au Togo.

A l’issue de la rencontre, il a été institué un cadre d’échange entre la CNDH et les chefs traditionnels de la préfecture de l’Ogou. Ceux-ci ont tout de même émis le vœu que la CNDH entreprenne des tournées de sensibilisation dans toute la préfecture afin de discuter avec les populations leurs réelles préoccupations par rapport aux questions touchant les droits de l’enfant. 

Cette démarche, selon les participants, se justifie par le fait qu’elle permettra d’identifier ensemble avec les populations  les besoins ainsi que les stratégies à mettre en place pour une collaboration efficace avec la CNDH.

Innocent POPOLE/CNDH-TOGO